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La Génèse américaine.
Pour ce que nous en savons, ce serait des Bedouins d'Asie qui auraient traversés
le Détroit de Bering quelques 35 000 ans avant JC et auraient commencé
à peupler le continent américain.
Il est possible qu'ils soient arrivés par petites embarcations, de la même manière
que ceux qui ont atteint, à la même époque, le continent Australien.
Mais l'opinion la plus générale reste qu'ils auraient profité d'une période ou la
séparation maritime entre la Sibérie et l'Alaska soit asséchée, en effet nous savons que
les mers et océans ont perdus près de 100 mètres de niveau entre
2 0000 000 années avant JC. et 10 000 ans avant JC., pour passer à pied
ce fameux détroit de Bering.
La diminution trés sensible de fôret tropicale, dûe aux cycles glacières, aurait, ensuite, été
le moment idéal pour que l'homme dans sa quête de nouvelles terres arrive jusqu'en
Amérique du Sud aux alentours de 25 000 ans avant JC.
L'actuelle jungle amazonienne n'étant alors qu'une vaste région de fôrets seches et savanes,
cela aurait grandement facilité dans leur voyage.
Cette théorie se confirme par la découverte au Brésil des plus anciens vestiges
de civilisation.
De ces fôrets, l'homme va se propager jusqu'en Patagonie puis ce sera
la conquête de la cordillère orientale des Andes.
De nombreuses différentes cultures vont alors voir le jour entre 10 000 ans avant J.C.
et les années 1500.
Les plus avancées de ces cultures sont Bahias, Tolitas,
Jama Coaque, Chorrera, Machachilla et, la plus ancienne de toute
l'Amérique serait la civilisation Valdivia.
L'Empire Inca et la colonisation espagnole.
Pour ce que nous en savons, ce serait des Bedouins d'Asie qui auraient traversés
le Détroit de Bering quelques 25 000 ans avant JC et auraient commencé
à peupler le continent Sud-Américain.
De nombreuses différentes cultures vont alors voir le jour entre 10 000 ans avantJ.C.
et les années 1500.
Les plus avancées de ces cultures sont Bahias, Tolitas,
Jama Coaque, Chorrera, Machachilla et, la plus ancienne de toute
l'Amérique serait la civilisation Valdivia.
L'Empire Inca dont les origines démarrent dans la partie centrale du Pérou,
avait débordé jusqu'en Equateur par l'intermédiaire de Huayna Capac,
fils d'une princesse Cañari dont le père avait longtemps lutté contre
l'envahisseur Inca avant d'accorder un traité de paix qui unira ces
deux puissantes cultures.
Les Incas vont regner en maîtres absolus de 1450 jusqu'au début du 16ème siècle.
L'Equateur sera jusque là sous l'autorité du Prince Huayna Capac, jusqu'au
jour de sa mort, en 1526, laissant son Empire à ses deux fils.
Avant sa mort il avait divisé son Empire en deux axes majeurs.
Le premier était Cuzco qu'il remît à son fils Huascar, alors que le second
que représentait Quito fût attribué au second fils : Atahualpa.
Cette division, sans précédent, dans l'Empire Inca, enraya leurs
infrastructures et amoindrit considérablement la force de cet empire,
engendrant certaines rivalités entre les deux camps.
Cette mésentente entre les deux frêres n'aura pour effet que de faciliter la tache
aux colonisateurs espagnols, qui avait commencé leur conquête du
nouveau monde depuis le début du siècle.
C'est à Ambato que pris fin cette bataille entre les deux frêre
avec la victoire de Atahualpa.
Mais cette guerre fît de bien grands dégats à cette fière civilisation.
Francisco Pizarro, arrivé en Amérique du Sud en 1532, avait comme mission de
renverser cet Empire, et ces nouvelles de guerres fratricides ne pouvait
que lui confirmer qu'il serait facile de mettre fin à ce monopôle.
L'arrivée de Pizarro avec ses canons, ses armures en métal, ses chevaux, sema
panique et frayeur chez le peuple Inca.
 Atahualpa
Pour autant, Pizarro fît une avancée trés rapide dans le territoire Inca.
Le 16 novembre 1532, Pizarro proposa une rencontre avec Atahualpa
pour discuter des intérêts mutuels, des échanges comerciaux possibles
...
Ce rendez-vous n'était qu'une horrible traîtrise de Pizarro qui, à peine
Atahualpa arrivé, fît tués tous les guardes de ce dernier, et le jetta en prison.
Il exigea alors, pour laisser la vie sauve à Atahualpa, un rançon en Or,
Argent, et autres richesses incas.
Mais cette demande de rançon n'était qu'une mascarade, et, au lieu de le
libérer, les espagnols vont alors décider de l'accusé de Polygamie !! grave
infraction à la loi espagnole !! lorsque ce n'était que chose tout à fait naturelle pour
cette civilisation Inca.
Il fût jugé et déclaré coupable, et sentencié à mort.
Le 29 août 1533, Atahualpa fût exécuté, et, avec cette mort, suivait
la fin de tout un Empire.
Certains documents historiques relatent de violents combats encore en 1534,
notament à Quito où le Gal espagnol De Benalcazar
après d'âpres combats face au Gal Inca Rumiñahui (visage de pierre),
entra dans une ville complètement brûlée et détruite par ses propres habitants.
De telles actions démontrent la notion de fierté du peuple Inca qui
préférait la déstruction complète de leur cité de leur propre
mains plutôt que de la laisser entre celles des infidels espagnols.
Le Gal Rumiñahui resista jusqu'en 1535, il fût executé en janvier de cette
même année.
Les villes, petit à petit, fûrent reconstruites sur les ruines de
l'ancien empire, utilisant même les fondations des lieux de culte incas pour
ériger les églises catholiques.
La colonisation pouvait donc commencer, elle va s'installer pour près de
trois siècles et s'étendre sur tout le continent sud-américain.
L'Equateur fût alors un grand centre artistique et fût également le
siègle de l'Audience Royale, institution politique importante
et qui avait été transféré de
Lima au Pérou.
L'expédition de Godin - Bougier - La Condamine
Humbolt et son courant.
L'Indépendance
Antonio Jose De Sucre
Le 9 Octobre 1820, la ville de Guayaquil, se libère par elle-même des forces espagnoles,
et déclenche ainsi
les batailles pour l'indépendance, initiée dès 1809 et symbolisée par la déclaration
de Quito du 10 Août 1810.
Cette date du 10 Août sera retenue, du reste, comme la date de la fête nationale.
Le courant du vénézuelien Simon Bolivar, "el libertador = le libérateur", avait
été soutenu en Equateur par l'un de ces plus vaillants généraux,
le Général Antonio José de Sucre.
Ce dernier utilisa cette ville de guayaquil comme base principale
de la révolte indépendantiste qui durera près de 2 années.
La bataille la plus importante fût trés certainement, celle menée à
Quito, dans les montagnes du Pichincha contre la plus forte garnison de
l'Armée Royale espagnole et qui s'acheva le 24 mai 1822.
C'est tout un continent, sous le courant Bolivarien, qui se soulève.
Le rêve du Libérateur était de voir s'unir le Venezuella, la Colombie et
l'Equateur en une seule nation, libre et indépendante : la Grande Colombie.
Ce rêve ne durera tristement que huit années, avant de voir la
séparation totale de l'Equateur en 1830.
De cette date à 1860, l'Equateur va alors connaître une pèriode de
grand désordre politique, qui voient se succeder des gouvernements
en tous genres, politiques, militaires, bourgeois, dictatoriaux,...
C'est le prix à payer pour son indépendance et la création de ce nouveau pays.
La République
Entre 1861 et 1895, le pays va connaître une période de conservatisme autoritaire,
sous les mandats de Gabriel Garcia Moreno qui su mener à bien de trés nombreus
projets publiques de grandes importances, entrainant ainsi, une ère de
developpement de cette nation.
G.Garcia Moreno
Puis c'est au tour du libéralisme de faire son apparition, guidé par
Eloy Alfaro, engeandrant un fort développement économique, essentiellement dût aux
exportations de cacao, et qui entraina par cela même,
un mouvement capitaliste rejettant peu à peu les lois et règles de
l'église catholique encore trés puissante dans cette région du monde.
Eloy Alfaro fera également tout pour faciliter l'industrialisation
de son pays et le réseau de communication, avec, notament, la construction
du chemin de fer entre Guayaquil et Quito !
Comme tous les autres pays de ce continent, l'Equateur est divisée
entre deux modes politiques : le liberalisme et le conservatisme.
Quito, beaucoup plus attachée à ses valeurs catholiques, se sent beaucoup
plus conservatrice que Guayaquil qui croit d'avantage au libéralisme et
au bien-fait du capital ce qui générera dès lors un certain «régionalime»
entre les deux capitales du pays (administrative et commerciale).
En 1912, après un trés fort mouvement de contestation, Eloy Alfaro est
assassiné et entraine la prise de contrôle du pays par les militaires.
Durant tout le 20 ème siècle, l'Equateur retrouvera à sa tête une succession
de présidences civiles et militaires.
Comme exemple de ces courtoisies beliqueuses, celui du Président
Eloy Alfaro
Isidro Ayora, nommé en 1925, il commence de grandes réformes économiques,
créant des institutions pour contôler les agents économiques.
C'est sous sa présidence qu'apparait la Banque Centrale d'Equateur, mais
Ayora est évincé de la scene politique par la force en 1931 suite aux
difficultés économiques mondiales survenues dès 1929.
Les années 30 vont donc connaitre une situation de chaos politique
et économique, Jose Maria Velasco Ibarra sera, par exemple, durant ces dix années
nommé pas moins de cinq fois Président.
1941 voit naître une nouvelle bataille pour l'Equateur, et cette fois-ci,
elle est pour sauvegarder son territoire.
En effet, les péruviens décident d'occuper un certain nombre de régions
en amazonie équateurienne, ce qui entraine une déclaration de guerre entre les deux pays,
et même si le protocole de paix de Rio de Janeiro fût signé en 1942, donnant
la moitié du territoire équateurien, notament presque l'essentiel de
sa partie amazonienne au Pérou, les deux pays resteront en conflit,
notament avec des heurts en 1950, 1960 et 1981 pour arriver
à un traité de paix définitif en 1988, cloturant ainsi les limites
des territoires des deux pays.
Entre 1948 et 1960, le pays va enfin connaitre une période de
relative stabilité, profitant du bon comportement du marché de la banane.
Les trois présidents qui vont se succeder amèneront également une
situation de paix sociale et respects democratiques.
Mais les combats contre le Pérou dans les années 60, ramènent les
militaires au pouvoir, et le pays ne retrouvera pas de véritable équilibre
avant 1972.
Les années 70 vont voir un extraordinaire developpement économique, une
époque de toutes les richesses grâce à la découverte de nombreux
gisements de pétrôle dans toutes les provinces amazoniques du pays.
L'Etat en profite pour développer son infrastructure et donne, avec le
pétrôle une période de plein emploi.
La vie politique contemporaine
Le plus récent retour à la démocratie en Equateur date de 1979 et l'éléction de
Jaime Roldos qui concentra les forces populaires au sein du Parti Populaire.
Jaime Roldos
Il s'attaque alors à son ambition principale, la réforme agraire.
En effet 40% des terres appartiennent alors à 1% de la population.
Ce président aimé de tous, représentant tous les espoirs du peuple équateurien
trouve la mort dans un accident d'avion que peu d'equateurien ne désigne comme
accidentel, à peine 18 mois après son election.
Son Parti restera néanmoins à la tête du pays jusqu'en 1984, sous la présidence
d'Osvaldo Hurtado.
En 1984, c'est au tour du Parti Social Chrétien de prendre le pouvoir
avec Leon Febres Cordero à sa tête.
Il se retrouve face à la crise économique dûe à la dette exterieure,
aux conséquences du phénomène de El Niño qui innonde toutes les régions
côtières durant des mois et anihiler ainsi toute la production de cette
région.
Cordero exerce une stratégie de marché libre qui rencontre un certain succès
mais est frappé par la chute libre du prix du pétrole qui réduit de 50%
les ressources de l'état, à un coup d'état manqué du Gal Frank Vargas et
enfin, d'un trés fort tremblement de terre (1987) qui emporte
des milliers de vies humaines (3000) et détruit l'oléoduct principal du pays,
source de richesse essentiel pour la vie économique de l'Equateur.
En 1988, c'est au tour du Social Démocrate Rodrigo Borja d'être élu président.
Abdala Bucaram
Durant son mandat, il doit affronter le déséquilibre du budget de l'Etat
qui ne peut subvenir à ses besoins avec des prix aussi bas du pétrôle.
L'inflation atteind les 60 % par an et le peuple gronde.
Les indiens notament qui, par l'intermédiaire de leur confédération (CONAIE),
exigent des réformes sur la répartition des terres.
Malgrés l'opposition de nombreux partis et de l'armée, Borja va accéder
à de nombreuses demandes de la CONAIE afin de sortir de l'impasse d'une paralysation
par la force du pays.
Les difficultés économiques pousse le gouvernement à introduire de
nombreuses mesures visant à stabiliser le pays, économiquement et socialement.
En 1992, c'est l'éléction de Sixto Duran Ballen, chef du Parti Social-Chrétien
il continue dans la lignée de son prédécesseur, tentant d'apporter une certaine stabilité
économique au pays à travers de nombreuses mesures macro-économiques.
Malheureusement, dès 1995, les combats recommencent avec le Pérou, notament
dans la Cordillère du Condor, ce qui ne facilite nullement le travaille de pereinité
du système social et économique, et sa loi sur le developpement agraire en
est stoppée.
Puis c'est l'extravagant Abdala Bucaram qui, en 1996, prend le pouvoir avec
le Parti Roldosiste (Parti populaire).
Trés rapidement, il engage une série de mesures trés impopulaires pour couper
l'inflation et réduire le déficit de la balance exterieure.
Il dévalue le Sucre (monnaie nationnale) en vue de la dolarisation
du pays, mesure le rendant encore plus impopulaire.
Après avoir estroppié de la sorte le peuple équateurien, ce dernier
réagit et déclare une grêve générale les 5 et 6 févruer 1997.
Toutes les forces vives et actives du pays s'unissent derrière
les indiens de la CONAIE et entrainent la paralysation
totale du pays. Bucaram est déstitué par le parlement et doit s'enfuir vers le Panama.
Fabian Alarcon assurera la Présidence provisoire durant 18 mois afin
d'organiser les éléctions dans les meilleures conditions possibles.
Jamil Mahuad et Fujimori
Le Président suivant, Jamil Mahuad, pris son mandat en 1998, et s'attacha dans un
premier temps à mettre fin définitivement au conflit qui les opposait avec
les voisins péruviens.
C'est chose faîte en Octobre 98 et la signature entre Mahuad et
Fujimori du Traité de Paix
entre les deux pays, établissant par la même les limites frontalières
des deux pays.
Durant 1999, la situation économique ne fait que de se dégrader,
inflation élevée, inflation monaitaire imparable face au dollar,
impossibilité de rediscuter les termes des prêts du FMI et d'en
obtenir de nouveaux, et, pour terminer d'effondrer le pays, le phénomène de
El Niño vient à nouveau frapper le pays, sans oublier les cours les plus bas
du pétrole.
Puis vint la crise bancaire attendue, les comptes bloqués sur 5 ans pour éviter
les transferts sur des comptes étrangers et qui mettent en grand danger toute linfrastructure
économique du pays.
Ces mesures ne rendent pas le Président Mahuad trés populaire qui
pêche par un grand manque de communication avec le peuple.
Ces mesures son prises sans explications et sans réels projets futuristes.
Enfin, le 9 janvier 2000, il annonce que le Sucre disparaitra au profit du dollar
avec comme taux de change 25 000 sucres/ 1$US afin de mettre fin à la spirale de cette
crise financière du pays qui dure depuis déjà trop longtemps et que les grandes familles équateuriennes ont
largement su y trouver grand profit.
Une fois de plus les indiens de la CONAIE décident de
descendre dans la rue et
entraine à nouveau la paralysation complète du pays.
Mahuad, abandonné par des militaires excédés de cette situation de crises
perpétuelles, n'a d'autre choix que de disparaître le 21 janvier 2000.
Un putch militaro-indien durera une nuit avant le retour au calme et
à la normalité, la grande majorité des militaires ayant décidé de se
retrancher derrière les lois de la démocratie et de la République.
Le Vice-Président Gustavo Noboa, étonament discret et ayant laché trés rapidement
la défense de Mahuad durant ces évènements, devient donc le nouveau président
de l'Equateur.
Quant à Mahuad, il s'exile aux Etats-Unis ou il exerce des fonctions de professeur d'Université.
Ce dernier, en fait, suivra exactement ce qui avait été tracé et décidé
par Mahuad auparavant, notament la décision de dolarisation, qui,
malgrès les dégradation sociales, a, tout de même, redonné au pays une certaine stabilité
financière et économique.
Voir aussi :
L'Empire Incas |
Peuples & Cultures
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